LE JEU SCOUT
Certes, ce jeu n'est pas qu'un loisir. On sait combien il est riche en possibilité éducative s'il est joué correctement. Mais il ne faut pas le rendre trop sérieux. En l'investissant de missions qui ne sont pas les siennes et qui ne sont pas du ressort de l'enfance (sauvez la France, la chrétienté, la tradition, la société) on risque de le faire dévier vers le seul but d'être, un levier social ou politique. Cette tendance conduit à la constitution de traditions rigides et fabrique un scoutisme pseudo adulte, triste, sclérosé et sans imagination.
Le meilleur de l'éclaireur c'est sa joie et son rire. C'est par ce moyen qu'il témoigne le plus efficacement de la pertinence de sa culture et de sa foi chrétienne et pas en multipliant à l'envi les gardes-à-vous et les cérémonies en gants blancs et drapeaux au vent.
Il serait bon dans une telle perspective que certains adultes cessent de projeter leurs phantasmes socio-politiques sur ce jeu d'enfance tout simple et d'inciter les jeunes à les suivre sur ce chemin.
LE COURAGE
Le scout, c'est un garçon qui sait être courageux quand c'est nécessaire mais qui sait avant tout être pragmatique et faire preuve de bon sens et d'astuce... à la ressemblance de B.P. Je ne vais pas illustrer mon propos par de glorieux récits guerriers, mais par un exemple pris dans la gamme de l'héroïsme du quotidien.
Certes un scout ne se laisse pas arrêter par la froid hivernal pour sortir en jeu ou en activité, mais pour autant il ne se met pas en chemise par moins dix pour monter les couleurs afin de bien montrer à tous qu'il offre toute son endurance et son viril courage à la France, c'est de l'héroïsme inutile. S'il a un pull, il le met et en utilisant toutes ses astuces de vieux campeurs, il allume un feu pour réchauffer la compagnie. En revanche si, vieux CP aguerri, il remarque (car le scout et surtout le CP est attentif aux autres) que son petit novice qui a été imprévoyant grelotte de froid, il lui passe son pull et accepte le sourire au lèvre de se geler... héroïquement, mais pour la bonne cause.
LA GENTILLESSE ET LE SERVICE
Les attitudes de vieux baroudeurs rouleurs de mécanique, c'est agressif et provoquant, ce n'est pas scout. C'est même surtout très... bête et vaguement inquiétant. Et ne cherchez pas dans BP des arguments pour soutenir cette attitude prétendument traditionnelle : il n'y en a pas. Le vieux général dans son génie d'éducateur avait d'autres ambitions pour la jeunesse que celle de fabriquer des petits matamores.
Le meilleur compliment que peut recevoir un Chef scout c'est de savoir qu'un village entier après le départ de sa troupe du lieu de camp est unanime pour dire : « ils étaient rudement gentils et polis ces p'tits gars ».
LA FRATERNITE ET LA SOCIABILITE
Non, le vidage de tentes et la virée nocturne sauvage dans le camp voisin ne font pas partie de la tradition scoute. C'est inamical, anti-fraternel et potentiellement dangereux. Ce type d'entreprise ne fait surtout que démontrer l'imbécillité de ceux qui la pratiquent. C'est, en effet, plus difficile que de monter une veillée en commun, de s'inviter à un repas ou de décider de monter un jeu.
Dans un autre registre, mais en lien avec l'ouverture aux autres, il m'est arrivé ici ou là d'entendre quelques propos et quelques chants un peu tendancieux, qui ne transpirent pas la fraternité universelle, si vous voyez ce que je veux dire. Je précise très clairement qu'ils ne font pas partie du répertoire Scout d'Europe et qu'ils desservent sa cause. Méfie-toi garçon du racisme de la parole, au début il n'est souvent qu'un jeu, une histoire drôle racontée ici ou là, un chant qu'on pense anodin mais à la longue il pollue la pensée. Et si d'aventure les circonstances sont « favorables » on risque de ne plus trouver en soi les barrières qui empêchent de passer à l'acte.
LA LOYAUTE ET LA CONFIANCE
Si par exemple les cérémonies de totémisation sont interdites de façon impérative dans l'association française des Guides et Scouts d'Europe : alors on n'en pratique pas, un point c'est tout (même à la Route ou en inter maîtrise... à partir d'un certain âge ça devient d'ailleurs ridiculement puéril). Et on fait confiance aux chefs qui ont promulgué cet interdit en pensant qu'ils ont des raisons de l'avoir fait.
Alors que cesse cette pitrerie nouvelle mode (car là aussi c'est de la tradition qui date de peu) des foulards coupés au ras de la bague de foulard. Ce n'est pas d'uniforme et c'est le signe visible de la désobéissance à une consigne absolue du mouvement. Petite révolte sans danger car il n'y a pas de punition prévue dans le scoutisme. Il est basé sur la confiance. À toi de voir si ce que tu fais est bien.
Certes, ce jeu n'est pas qu'un loisir. On sait combien il est riche en possibilité éducative s'il est joué correctement. Mais il ne faut pas le rendre trop sérieux. En l'investissant de missions qui ne sont pas les siennes et qui ne sont pas du ressort de l'enfance (sauvez la France, la chrétienté, la tradition, la société) on risque de le faire dévier vers le seul but d'être, un levier social ou politique. Cette tendance conduit à la constitution de traditions rigides et fabrique un scoutisme pseudo adulte, triste, sclérosé et sans imagination.
Le meilleur de l'éclaireur c'est sa joie et son rire. C'est par ce moyen qu'il témoigne le plus efficacement de la pertinence de sa culture et de sa foi chrétienne et pas en multipliant à l'envi les gardes-à-vous et les cérémonies en gants blancs et drapeaux au vent.
Il serait bon dans une telle perspective que certains adultes cessent de projeter leurs phantasmes socio-politiques sur ce jeu d'enfance tout simple et d'inciter les jeunes à les suivre sur ce chemin.
LE COURAGE
Le scout, c'est un garçon qui sait être courageux quand c'est nécessaire mais qui sait avant tout être pragmatique et faire preuve de bon sens et d'astuce... à la ressemblance de B.P. Je ne vais pas illustrer mon propos par de glorieux récits guerriers, mais par un exemple pris dans la gamme de l'héroïsme du quotidien.
Certes un scout ne se laisse pas arrêter par la froid hivernal pour sortir en jeu ou en activité, mais pour autant il ne se met pas en chemise par moins dix pour monter les couleurs afin de bien montrer à tous qu'il offre toute son endurance et son viril courage à la France, c'est de l'héroïsme inutile. S'il a un pull, il le met et en utilisant toutes ses astuces de vieux campeurs, il allume un feu pour réchauffer la compagnie. En revanche si, vieux CP aguerri, il remarque (car le scout et surtout le CP est attentif aux autres) que son petit novice qui a été imprévoyant grelotte de froid, il lui passe son pull et accepte le sourire au lèvre de se geler... héroïquement, mais pour la bonne cause.
LA GENTILLESSE ET LE SERVICE
Les attitudes de vieux baroudeurs rouleurs de mécanique, c'est agressif et provoquant, ce n'est pas scout. C'est même surtout très... bête et vaguement inquiétant. Et ne cherchez pas dans BP des arguments pour soutenir cette attitude prétendument traditionnelle : il n'y en a pas. Le vieux général dans son génie d'éducateur avait d'autres ambitions pour la jeunesse que celle de fabriquer des petits matamores.
Le meilleur compliment que peut recevoir un Chef scout c'est de savoir qu'un village entier après le départ de sa troupe du lieu de camp est unanime pour dire : « ils étaient rudement gentils et polis ces p'tits gars ».
LA FRATERNITE ET LA SOCIABILITE
Non, le vidage de tentes et la virée nocturne sauvage dans le camp voisin ne font pas partie de la tradition scoute. C'est inamical, anti-fraternel et potentiellement dangereux. Ce type d'entreprise ne fait surtout que démontrer l'imbécillité de ceux qui la pratiquent. C'est, en effet, plus difficile que de monter une veillée en commun, de s'inviter à un repas ou de décider de monter un jeu.
Dans un autre registre, mais en lien avec l'ouverture aux autres, il m'est arrivé ici ou là d'entendre quelques propos et quelques chants un peu tendancieux, qui ne transpirent pas la fraternité universelle, si vous voyez ce que je veux dire. Je précise très clairement qu'ils ne font pas partie du répertoire Scout d'Europe et qu'ils desservent sa cause. Méfie-toi garçon du racisme de la parole, au début il n'est souvent qu'un jeu, une histoire drôle racontée ici ou là, un chant qu'on pense anodin mais à la longue il pollue la pensée. Et si d'aventure les circonstances sont « favorables » on risque de ne plus trouver en soi les barrières qui empêchent de passer à l'acte.
LA LOYAUTE ET LA CONFIANCE
Si par exemple les cérémonies de totémisation sont interdites de façon impérative dans l'association française des Guides et Scouts d'Europe : alors on n'en pratique pas, un point c'est tout (même à la Route ou en inter maîtrise... à partir d'un certain âge ça devient d'ailleurs ridiculement puéril). Et on fait confiance aux chefs qui ont promulgué cet interdit en pensant qu'ils ont des raisons de l'avoir fait.
Alors que cesse cette pitrerie nouvelle mode (car là aussi c'est de la tradition qui date de peu) des foulards coupés au ras de la bague de foulard. Ce n'est pas d'uniforme et c'est le signe visible de la désobéissance à une consigne absolue du mouvement. Petite révolte sans danger car il n'y a pas de punition prévue dans le scoutisme. Il est basé sur la confiance. À toi de voir si ce que tu fais est bien.